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Laurent Mannarelli

Maître de conférences Université UPEC (Sénart) de Marketing Numérique et e-commerce

Co-auteur Distribution, Mercatique du point de vente, Commerce International

Dirigeant chez Bcom

« J’ai un parcours particulier, j’ai fait des études de droit (maîtrise en droit des affaires) et quelques années après, j’ai fait un master en marketing. J’ai toujours été un chef d’entreprise dans l’âme…»

Interview de Laurent autour du digital et des l'entreprenariat

Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées durant ton parcours ?

Lorsque l’on est dirigeant, il faut savoir changer de type d’offres et de produits.

Est-ce par passion pour le digital que ton envie de devenir maître de conférences dans une grande université s’est déclarée ?

J’ai commencé par le marketing, devenir maître de conférence s’est déclaré plus par passion pour l’enseignement que pour la matière. En revanche, le marketing est une matière agréable à enseigner.

Le marketing digital est-il incontournable aujourd’hui dans le monde de l’entreprise ? Quels sont ses impacts ?

Oui il est essentiel, tout le marketing est en train de tourner autour du digital. Pour moi, il sert à 3 choses :

  • la prospection (nouveaux clients),
  • la relation client,
  • la délivrance de services.

Que penses-tu de l’importance du e-commerce aujourd’hui ? As-tu des conseils ?

L’e-commerce est important mais très difficile d’accès. Pour les petites entreprises, il faut savoir se différencier sur les réseaux sociaux et autres plateformes et avoir une offre ciblée.
Pour les grandes entreprises, ils utilisent tous les moyens à leur disposition et ont un plus gros budget.

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Parles-nous de ton entreprise Bcom.

Au départ je faisais des applis personnalisées pour l’événementiel, type : jeux, plans tactile, applis mobiles…

Maintenant le marché a complètement changé, je propose de nouvelles offres comprenant des petites applis (peu chères) et la location de matériel. Je fais la location de bornes tactiles, imprimantes 3D pour des congrès médicaux, salons…

Tu as créé la licence professionnelle Webmarketing et E-commerce à l’IUT de Sénart, racontes-nous.

Je suis rentré à l’IUT en tant qu’enseignant de marketing digital avec l’idée de monter ce projet-là. Le ministère a autorisé ces créations de licences (il y a 5 ans). J’ai dû créé des dossiers pour l’IUT, le ministère et la région. J’ai aussi défini entièrement le programme du diplôme. Enfin j’ai dû trouver les enseignants/intervenants pour la licence, j’ai tout créé de A à Z.

Pourquoi écrire un livre sur la mercatique, la distribution et l’international ? Quelles ont été tes inspirations ?

Cela a été une opportunité, on m’a proposé d’écrire sur ce thème-là. Ce projet me passionnait puisque j’ai toujours enseigné cette matière. J’ai pu par la suite approfondir mes cours. En revanche, l’idéal pour la rédaction de ce type d’ouvrage est d’être chercheur.

Quelle expérience t’as le plus marqué tout au long de ta carrière ?

Le digital est une vraie rupture de la société. C’est un sujet qui m’intéresse vraiment, les évolutions que le digital apporte sont impressionnantes et ne cessent de grandir.

Il y a des personnes qui ont fait sans le digital pendant des années (comme moi) mais qui ont su s’adapter lorsque le digital est apparu. Certains de ma génération ou d’avant ont laissé tomber, par manque de temps, de compréhension ou de motivation, de feeling avec le numérique.

Pour les générations qui sont nés avec, c’est comme une évidence pour eux, ils « baignent » dans ce nouveau monde….

Tu aimes le digital et tu en connais un rayon dans le marketing en point de vente. Penses–tu que le marketing digital est idéal pour le point de vente ? Qu’est-ce que le futur du point de vente ?

Le point de vente (physique) a un énorme futur, mais il doit changer, s’adapter. Le magasin devient un élément du marketing digital, mais plus un moyen systématique de faire ces achats. Le commerce est entrain de totalement se transformer et devenir l’e-commerce.

La seule exception à cela restera les métiers de l’alimentaire, où les consommateurs se déplacent régulièrement pour ce type d’achat.

Expliques-nous quel sujet de conférence t’as le plus tenu à cœur et pourquoi ?

Je dirai que ce qui me passionne le plus, est le changement de stratégie marketing dans le digital. Par exemple les sujets de marketing de flux, d’influence, low-cost… ont grand intérêt à mes yeux.

Une conférence réussie, c’est quoi ?

C’est lorsque l’on sent l’auditoire absorbé par les paroles de l’intervenant. Une vraie osmose s’installe entre le public et l’orateur, ils le rendent par une vraie attention ou un échange (par le biais de questions). Il faut toujours essayer de comprendre les étudiants, pour capter leur attention.

Ce que j’aime le plus dans ce métier, c’est de s’apercevoir que ce que tu inculques, les étudiants en font autre chose, l’exploitent différemment de ce que moi j’ai pu en faire. Et cela c’est une grande richesse pour moi.

Un conseil pour nos lecteurs ?

Il faut toujours essayer de regarder les choses avec un regard neuf et éviter les préjugés.